Les reconnaître
Un VIN qui commence par 1, 4 ou 5 désigne un véhicule assemblé aux États-Unis, 2 au Canada, 3 au Mexique. Mais une Toyota japonaise ou une Hyundai coréenne vendue neuve aux États-Unis aura un VIN japonais ou coréen : c’est la version (le « marché ») qui compte. Indices d’une version nord-américaine : compteur en miles, étiquettes en anglais avec les pressions en PSI, feux arrière clignotants rouges, éclairage latéral orange.
Ce qu’il faut savoir
Aux États-Unis, une voiture déclarée économiquement irréparable par l’assureur après un accident, une inondation ou un vol reçoit souvent un titre de propriété marqué « salvage », parfois « flood » pour une inondation. Ces véhicules sont vendus aux enchères, et une partie est exportée puis réparée. Une réparation sérieuse est possible ; une réparation de façade est fréquente.
Le bon réflexe
Demandez au vendeur le titre américain (ou sa copie) et l’historique du véhicule. Un vendeur qui l’a et le montre est un bon signe ; un vendeur qui l’évite, un mauvais.
Vérifier l’historique par le VIN
- Le décodage : notre décodeur VIN interroge la base publique de la NHTSA, qui connaît en détail les véhicules nord-américains (modèle, moteur, boîte, usine). Vérifiez que tout correspond à la voiture présentée.
- Les rappels de sécurité : la NHTSA publie gratuitement, par VIN, les rappels non effectués (airbags, freins…). Un rappel ouvert se fait souvent gratuitement chez le concessionnaire de la marque.
- L’historique de titre : le système fédéral américain NMVTIS, accessible via des prestataires agréés, et des services privés payants indiquent les déclarations « salvage », « flood » et les relevés de kilométrage.
À contrôler sur la voiture
- Les airbags : voyant d’airbag allumé ou éteint trop vite, volant ou tableau de bord remplacés. Un airbag absent ou factice est un vrai danger.
- Les traces d’inondation (voir notre check-list d’achat).
- La structure : soudures sur les longerons, points d’ancrage des ceintures, montants de toit.
- Les pièces : une version américaine peut nécessiter des pièces spécifiques (feux, calculateurs, certaines pièces moteur). Donnez toujours le VIN au revendeur.
Questions fréquentes
Une voiture « salvage » est-elle à fuir ?
Pas toujours : tout dépend de la gravité des dégâts et de la qualité de la réparation. Mais elle doit coûter nettement moins cher, et être inspectée par un mécanicien ou un carrossier compétent avant l’achat.
Le compteur en miles pose-t-il problème ?
Non pour l’usage, mais pensez à convertir : 100 000 miles font environ 161 000 km. Vérifiez la cohérence avec l’usure générale.