1. Les papiers d’abord
- La carte grise au nom du vendeur (ou une procuration en règle). Comparez le nom avec sa pièce d’identité.
- Le VIN de la carte grise (case E) doit être identique à celui du pare-brise, du montant de porte et de la frappe sur la caisse. Voir où trouver le VIN.
- Pour un véhicule importé récemment : les documents de dédouanement. Sans eux, l’immatriculation peut poser problème.
- L’assurance et le contrôle technique (visite technique) à jour, et les factures d’entretien s’il y en a.
Passez le VIN dans notre décodeur : la marque, le pays d’assemblage et l’année doivent correspondre à ce qu’on vous vend.
2. La carrosserie et le châssis
- Écarts irréguliers entre les panneaux, teintes légèrement différentes d’un élément à l’autre : signes de réparation après choc.
- Traces de soudure, de mastic ou de peinture sur les joints et sous le capot.
- Rouille sous la voiture, sur les longerons, les bas de caisse et les fixations de suspension.
- Usure anormale des pneus d’un seul côté : géométrie faussée, parfois après un accident.
3. Les signes d’une voiture inondée
Une partie des véhicules importés a subi une inondation. L’électricité et l’électronique en gardent des séquelles durables. Cherchez :
- une odeur de moisi ou de désodorisant très fort dans l’habitacle ;
- de la boue, du sable ou des traces d’eau sous la moquette, dans le coffre, dans la roue de secours ;
- de la rouille sur les rails des sièges, les vis sous le tableau de bord, les ceintures ;
- de la buée dans les optiques, des voyants qui s’allument au hasard.
Pour un véhicule venu des États-Unis, lisez aussi Voitures importées des États-Unis : vérifier par le VIN.
4. Le moteur, à froid
- Exigez un démarrage moteur froid : un moteur déjà chaud masque les défauts.
- Fumée bleue (huile brûlée), blanche épaisse persistante (liquide de refroidissement), noire abondante (mauvaise combustion, surtout sur un diesel).
- Bruits de claquement, de cognement, de sifflement.
- Niveau et aspect de l’huile : une huile laiteuse sous le bouchon peut signaler un joint de culasse.
- Fuites sous la voiture après quelques minutes.
5. L’essai sur route
- Freinage droit, sans vibration ni bruit.
- Boîte : passages de vitesses sans craquement (manuelle), sans à-coups ni patinage (automatique).
- Direction : pas de jeu, la voiture ne tire pas d’un côté.
- Suspension : pas de claquement sur les dos-d’âne et les nids-de-poule.
- Climatisation : froid franc en quelques minutes.
- Température moteur stable, aucun voyant allumé une fois le moteur démarré.
6. Le diagnostic par un mécanicien
Pour quelques milliers de francs, un mécanicien de confiance passe la valise de diagnostic, inspecte le dessous de la voiture et repère ce que vous ne verrez pas. C’est la meilleure dépense de l’achat. Voir comment choisir un mécanicien.
7. Négocier et conclure
- Chiffrez les réparations nécessaires repérées (pneus, freins, distribution) et déduisez-les du prix.
- Payez contre remise de la carte grise et d’un certificat de vente signé, jamais en espèces sans reçu.
- Faites la mutation (changement de propriétaire) rapidement auprès du service compétent.
Questions fréquentes
Faut-il se méfier d’un kilométrage très bas ?
Pas forcément, mais il doit être cohérent avec l’usure du volant, des pédales, du siège conducteur et des factures. Un compteur se modifie facilement : l’état général compte plus que le chiffre affiché.
Une voiture importée récemment est-elle plus sûre ?
Pas nécessairement. Vérifiez les documents de dédouanement, l’historique quand il existe (surtout pour les véhicules venus d’Amérique du Nord) et les signes d’accident ou d’inondation.
Que vérifier sur un 4x4 ou un pick-up ?
En plus du reste : le passage de la transmission intégrale, les bruits de pont et de boîte de transfert, l’état du châssis (déformations, soudures) et des points d’attache de la suspension.